Tribute to Jacky Ickx

ARTICLE: "J'AI CONDUIT JACKY ICKX"

Quand je vous ai rencontré pour la première fois, je suis restée sur place, sans savoir que faire. Ce sourire si célèbre, je l’avais en face de moi. J’avais rêvé de cette rencontre et voilà que vous, qu’on appelle «Monsieur Le Mans», étiez là devant moi.

Je ne saurais plus dire quand cela s’est passé mais j’en garde le souvenir. J’étais à mon bureau et vous êtes entré dans le garage. Vous m’avez demandé d’appeler le directeur et je n’ai pas réagi. Je vous ai regardé bouche bée et vous m’avez rappelé à l’ordre puis vous avez rejoint le directeur. Ensuite, vous êtes parti et moi, je n’en revenais pas.

Les jours suivants, j’ai gardé mon livre «Jacky Ickx l’enfant terrible» avec moi au cas où vous reviendriez. Et vous êtes revenu. Cette fois, je vous ai appelé pour vous parler et vous demander de signer mon livre.Je vous ai dit que j’étais commissaire de piste et vous m’avez répondu : «Surtout ne prenez pas de risques inutiles». J’ai toujours repensé à cette phrase lorsque j’étais sur les circuits en bord de piste durant les courses automobiles, pour la sécurité de tous ces pilotes qui me font rêver et vivre.

Un jour, la chance est venue à moi lorsque Julien Garnier m’a parlé de Clovis et du nouveau livre humoristique retraçant votre carrière : «Historickx». Il m’a permis de rencontrer Clovis, autre rencontre extraordinaire, et m’a invité à la présentation du livre à Bruxelles, autre moment émouvant dans ma vie où vous m’avez dédicacé «Historickx».

Mais la plus grande émotion est venue après, lorsqu’un jour vous avez déposé votre voiture au garage et m’avez demandé de vous reconduire chez vous. Je n’en revenais pas. Moi ? Conduire le plus grand pilote Belge, celui qui m’a fait rêver et aimer le sport automobile depuis toute petite. Je ne vous cache pas que j’étais très stressée et que je ne savais pas quoi faire. J’avais peur de votre regard sur ma conduite. Vous m’avez dit : «Attention, je mets des points à la fin.». Vous m’avez indiqué le chemin comme un co-pilote. C’était amusant. Alors que moi j’étais stressée, vous me parliez de tout et de rien, nous avons parlé des relations humaines et vous m’avez fait comprendre des choses importantes de la vie, même si le trajet n’a duré qu’une quinzaine de minutes. Une fois chez vous, vous m’avez dit : «Ca va, vous conduisez bien. Merci. Et puis non, c’est à vous de me remercier, je vous ai permis de faire une promenade.».

Et c’est vrai, c’est à moi de vous remercier pour les émotions que j’ai eue en vous rencontrant. Pour les souvenirs que je garderai à jamais au fond de moi et qui sait, que je raconterai peut-être un jour à mes petits-enfants.

Par ce message, je voulais partager une rencontre… et vous remercier.
Monsieur, vous n’imaginez pas ce que votre rencontre a signifié pour moi…

Merci.

Ecrit par Valérie Simons
Initialement publié le 21-11-2005

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